Assouan

Jour 4

06/10/2009

Je me réveille vers 9 heures et nous nous habillons et mettons le lit en mode banquette. Nous avons le droit à un petit déjeuner qui est juste un petit peu mieux que le dîner de la soirée précédente. Nous nous lavons les dents et nous regardons le paysage d’Égypte rural qui passe devant nos yeux. C’est vraiment magnifique. Le train a deux heures de retard, apparemment nous avons de la chance selon différents commentaires que nous avons lus sur internet. Nous arrivons à la gare d’Assouan et nous partons pour la recherche de notre hôtel. C’est tellement différent du Caire. C’est la deuxième plus grande ville d’Égypte mais il n y a pas cette fièvre qu’on retrouve dans la capitale. Les gens ne se dépêchent pas, les felouques avancent lentement sur le Nil et le trafic n’est pas si abondant. Nous suivons le boulevard le long du Nil et bientôt nous retrouvons notre hôtel. C’est moins facile de trouver l’entrée. Après un long moment nous trouvons le nom de l’hôtel à côté d’un vieux et petit (2 personnes et 2 bagages c’est le maximum) ascenseur. Nous appuyons sur le butons « réception » et nous arrivons dans le hall d’hôtel qui se situe au 2èmeétage. Nous prenons les clés de notre chambre. Elle est grande, claire, climatisée, avec la vue sur le Nil et le seul soucis sont les fourmis dans la salle de bains. Après une douche, nous descendons à la réception et nous réservons une excursion à Abou Simbel pour le lendemain matin. Le départ est à 6h00 alors pas de folle soirée aujourd’hui. Ensuite nous partons pour une balade dans la ville. D’abord nous regardons les felouques, nous aimerions en prendre une dans les jours prochains. J’aime bien cette ville, nous nous sentons ici comme dans les livres d’aventures. Le Nil est si calme. Nous retrouvons un ferry qui nous amène sur l’ile au milieu de la rivière – Ile Éléphantine.

Nous nous baladons à travers quelques villages nubiens, et visitons un temple ancien d’Éléphantine et le nilomètre. Nous échappons à un type qui veut être notre guide. Il veut  aussi m’acheter en échange d’un chameau et il se colle généralement un peu trop à moi. Ensuite nous continuons la découverte des ruelles et des maisons. Une petite pause pour un Sprite bien froid dans un café/séjour d’une maison privée (assez sympa, la petite fille était mignonne) suivie d’une descente vers les falaises de l’autre côté de l’ile. Là nous sommes appelés par un homme dans un bateau à rames. Il nous propose de nous amener de l’autre côté du Nil. D’abord nous n’avons pas envie mais il descend le prix et enfin nous sommes tentés et nous embarquons dans son bateau. Notre « «capitaine » est petit et cela me coûte de le regarder galérer pour diriger trois personnes vers l’autre berge contre le courant. Heureusement ce n’est pas loin, en 10 minutes nous sommes là-bas. Nous passons vite à travers les gens offrant une balade en chameau pour aller au Monastère St Siméon. Nous décidons d’y aller à pied. C’est une balade agréable dans le désert.

En arrivant au monastère nous trouvons le prix assez cher (et non-négociable) pour ce qu’il y a à voir. Nous repartons alors dans l’autre direction, nous retrouvons notre bateau (ouff, il a attendu) et nous rentrons sur Éléphantine. Le faim se fait sentir alors nous nous dirigeons vers le ferry pour la traversée retour. Nous retrouvons un restaurant assez sympa au bord de la rivière et avec un menu égyptien. C’est un plaisir de pouvoir nous asseoir et nous reposer un peu. Nous rentrons à l’hôtel pour se rafraichir un peu et nous allons voir le fameux coucher de soleil sur le Nil.

Il y a un parc le long du Nil qui est parfait pour ça. Les couleurs sont magnifiques avec le reflet sur l’eau de la colline en face. Sur le banc à coté de nous, un homme habillé en robe traditionnelle blanche et un bonnet sur la tête, nous adresse la parole en anglais. Le premier réflexe est de se dire : « oh non encore un vendeur d’excursions ou de scarabées en verres qui vient gâcher ce moment si parfait ». Mais il a un sourire très conviviale et a l’air plutôt sympa, nous engageons donc la conversation. Il s’appelle Ismaël. Il nous raconte qu’il vient ici chaque soir et qu’il aime discuter avec les touristes. Il nous raconte brièvement qu’il était instructeur de plongé un peu partout dans le monde et qu’il adore voyager, même si son endroit préféré sur terre reste Assouan. Après lui avoir dit d’où l’on venait et ce que nous faisions dans la vie, il nous propose d’aller boire le thé chez lui. Nous acceptons sans trop réfléchir car discuter avec lui est un réel plaisir. Il n’a pas l’air vieux mais il marche avec une canne, ce qui lui donne une apparence très « sage ». Arrivé à sa maison il nous fait une visite des lieux. C’est une maison typiquement égyptienne, ni pauvre, ni riche, mais modeste. Il y vit avec une partie de sa famille, dont sa mère il me semble. Sa chambre est à l’étage. Nous nous installons sur le sol pour déguster le thé.

Apparemment nous ne sommes pas les premières personnes qu’il invite chez lui. Il nous montre un livre de cartes postales et de petits mots laissés par les touristes venus du monde entier. Il nous explique les règles du backgammon et nous jouons une partie. C’est vraiment une soirée hors du temps et une rencontre incroyable. Ismaël est vraiment quelqu’un de bien avec le cœur sur la main et on apprends beaucoup en l’écoutant. Le temps passe et nous devons rentrer car demain il faut se lever tôt. Nous lui promettons de revenir le lendemain soir pour qu’il nous fasse un cours de Yoga!

Jour 5

07/10/2009

Nous avons perdu l’habitude des réveils matinaux mais nous n’avons pas le choix, le tour pour Abu Simbel part tôt le matin et le minibus passera pour prendre les gens de notre hôtel à 5h45. Départ prévu pour 6h00 mais nous n’y croyons pas trop. Nous avons eu raison car le chauffeur arrive un long moment après que tout le monde ait récupéré sa boite « petit déjeuner » (qui est fourni aux voyageurs à Abu Simbel). Sur le chemin nous passons par quelques autres hôtels, les chauffeurs essayent de nous mettre dans des minibus triés par hôtel mais en optimisant au maximum (ça reste l’Egypte). C’est chouette qu’ils ne pouvaient pas faire ça avant. Alors nous changeons de minibus et enfin c’est parti. Avec environ 40 minutes de retard. Nous passons par Assouan, puis nous traversons l’autre berge du Nil. Les soldats sont partout mais ils ne semblent pas s’intéresser beaucoup au voitures qui passent. Je suis fatiguée mais avec les magnifiques paysages désertiques qui défilent derrière la fenêtre je n’arrive pas à m’endormir. Le voyage prend à peu près 3 heures. Nous arrivons d’abord à un petit village assez moche et ensuite sur le parking où il y a déjà quelques bus. Nous ne pouvons pas trop éviter la foule car tout le monde arrive en même temps. Le trajet est difficile à faire soi-même, surtout pour les étrangers, .Nous sommes dirigés vers l’entrée du site et nous achetons nos billets. Les stands de souvenirs sont presque partout et nous les passons en vitesse. Devant nous le lac Nasser se laisse apercevoir enfin. C’est un sentiment étrange de voir autant d’eau après la sécheresse du désert.Ensuite nous regardons les temples creusés dans la roche. Les gens se pressent vers l’entrée mais nous prenons le temps de regarder l’extérieur. De toute façon nous avons deux heures ici alors il n’y a pas raison de se dépêcher. L’intérieur est sombre, grandiose et agréablement froid. Les décorations sont impressionnantes. Et ce qui l’est encore plus, c’est le travail des archéologues qui ont déplacé ces deux temples pierre par pierre avant la création du barrage sur le Nil, qui a vu la naissance du Lac Nasser. Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur sauf contre un petit bakchich donné aux surveillants du site. Nous préférons alors garder nos souvenirs dans la tête.

Ensuite nous sortons et nous visitons le deuxième temple. Après nous prenons place au bord du lac avec la vue sur les façades des bâtisses anciennes en attendant l’heure de rendez-vous au minibus. C’est très agréable. Plus tard, en sortant nous passons par le magasin de souvenirs et nous sommes très contents de trouver le même chapeau que porte Simon mais quatre fois plus cher que la veille au souk d’Assouan. Nous sommes de mieux en mieux en négociation il me semble. Nous nous retrouvons tous dans le minibus et nous démarrons direction Assouan. Après environs deux heures de route nous nous arrêtons au bord du Haut Barrage. Il y a une partie du groupe qui a payé plus pour le voir. En ce qui nous concerne nous n’avions pris cette option en se disant que cela ne valait pas vraiment le coût. Malgré ça, nous nous rendons compte que de toute façon nous allons attendre ceux, qui ont décidé le visiter. Apparemment le problème est le tri. D’abords notre chauffeur et l’accompagnateur ne savent pas si les gens qui vont visiter le barrage devraient sortir ou rester dans le minibus. Ils changent d’avis quelques fois, ce qui crée le chaos. Pour finir, le type demande à chacun « High Dam or no High Dam ? » en anglais avec un fort accent égyptien. Une partie des passagers ne comprend pas alors cela nous prendra une quinzaine des minutes pour diviser un groupe de 15 personnes en deux. Je me demande s’ils font cette comédie chaque jour, mais c’est tellement ridicule que c’est une des situations les plus drôles que j’ai jamais vécu. Finalement nous sommes sortis et le minibus rentre une demi-heure plus tard pour nous amener à Assouan.

Une fois à Assouan, nous allons à l’hôtel pour réserver une excursion en felouque pour le lendemain. D’habitude les bateaux partent après l’arrivée des touristes d’Abu Simbel mais nous avons de la chance car il y a deux autres personnes qui veulent partir le matin, comme nous. Ils seront dans un autre hôtel dans une heure alors nous pouvons en discuter. Nous en profitons pour manger quelque chose dans un des restaurants au bord de la rivière. De retour à l’hôtel nous retrouvons le même couple de tchèques que nous avions rencontré à la station de train du Caire et plus tard dans Assouan par-ci par-là. Comme ils ne parlent pas trop bien anglais ils sont un peu soulager que ce nous qui expliquons ça que nous cherchons. Finalement nous sommes d’accord pour partir demain à huit heures. Super. Maintenant c’est le temps pour nous d’aller voir le musée namibien avant sa fermeture. C’est vraiment une bonne surprise car le musée est très bien agencé et très explicatif. Dommage que nous sommes venu si tard car il faut accélérer la visite. Direction la maison d’Ismaël où nous sommes invité ce soir pour une partie de backgammon, une séance d’observation des étoiles et de yoga (oufff… ça fait mal). Nous lui racontons nos plans de rentrer au Caire par Louxor et les oasis de désert. Il nous dit qu’il faut que nous passions par la Mer Rouge si nous avons temps. Nous lui répondons que ça sera pour la prochaine fois. Nous rentrons dans l’hôtel et nous préparons le départ du lendemain.

Jour 6

08/10/2009

La journée commence tranquillement avec un petit déjeuner dans le hall de l’hôtel. Nous cherchons nos valises et nous rencontrons les tchèques à l’endroit prévu la veille. Nous attendons une quinzaine de minutes avant que quelqu’un ne vienne et on nous demande d’attendre le temps que notre felouque soit prête. Nous regardons le trafic sur le Nil et nous patientons. Après encore une trentaine de minutes nous pouvons nous mettre sur le bateau mais le capitaine disparait et nous demandons quand nous allons partir mais personne ne sait nous répondre. Deux heures passent comme ça et finalement un couple de français monte dans notre embarcation. Ils étaient ce matin à Abou Simbel et apparemment c’est eux que nous attendions depuis le matin mais sans le savoir. C’est super qu’hier nous ayons demandé de partir plus tôt. Mais bon, ils sont sympa et nous discutons en attendant le départ (encore 30 minutes). Nous sommes un peu énervés contre le type qui a organisé l’excursion mais nous décidons que c’est mieux de profiter du voyage. Après tous nous commençons à nous habituer à l’Egypte.

En fait, je devrais commencer par décrire qu’est-ce qu’une felouque. C’est un bateau à voiles, assez large pour pouvoir s’allonger de tout son long. Il y a des tapis, couvertures et coussins sur la plateforme un peu surélevé et l’emplacement pour les bagages en-dessous.

Nous nous installons d’abord confortablement et nous admirons les paysages. Le capitaine de notre felouque a peut-être 14 ans mais il ne répond pas quand nous lui demandons son âge. Il ne comprend pas trop bien anglais. Nous discutons un peu avec les tchèques, un peu avec les français et le temps passe lentement mais agréablement et nous profitons bien du calme. C’est une façon de voyager totalement différentes des derniers jours. Après une heure et demi nous nous arrêtons au bord du Nil pour une petit promenade dans un village nubien très modeste. Là un petit groupe d’enfants vient à notre rencontre, ils essayent de nous vendre des bracelets et autres babioles. Nous refusons mais les tchèques leur offrent des crayons de couleurs. Visiblement notre capitaine et son « assistant-ami » viennent d’ici et ils s’amusent avec les petits. Il n’y a pas grand choses dans le village : des maisons colorées, quelques ânes, un vieux moulin en bois servant à puiser l’eau d’un ruisseau. C’est une étape agréable. Nous retournons à la felouque pour prendre le déjeuner. Après s’être assuré auprès de nos hôtes que la vaisselle n’avait pas été laver dans le Nil, nous commençons le repas. Suivant les conseils de notre LonelyPlanet nous préférons éviter les légumes. Nous nous vengeons par contre sur le pain et la viande. C’est l’heure de repartir et nous attendons le capitaine qui s’est un peu éloigner pour laver la vaisselle dans le Nil…

La croisière est très reposante. La felouque effectue des zigzag sur toute la longueur du Nil, alternant les zig à une allure lente et douce avec les zag plus rapide puisque vent dans le dos. Le soleil commence à tomber. Les couleurs du ciel deviennent pastel et c’est le moment idéal pour quelques photo sur le pont ou pour un moment romantique en amoureux. Au bord du fleuve un groupe d’enfants s’amuse à jouer dans l’eau. Lorsque la nuit est vraiment là nous accostons à coté de 2 autres felouques qui s’arrête aussi pour la nuit. Nous faisons la connaissance des autres équipages dont 2 françaises et un couple d’espagnols. Les capitaines des felouques nous préparent le diner et fabriquent des bougies à base de bouteilles en plastique, très ingénieux. Nous mangeons tous en ronde et chacun échange sur son expérience du voyage et ses plans futurs.

Il est temps d’aller se coucher. Nous nous endormons au milieu des bruits de la nature et sous les étoiles, c’est vraiment dépaysant.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s