Jalisco

Jour 0

30/07/2010

Alors, c’est parti pour un voyage que nous avons attendus si longtemps ! La première étape : Thionville-Marbehan en voiture – pas de problème mais on espère que personne ne s’intéressera trop à une petite Corsa avec une plaque française abandonnée ici pour deux semaines. Après c’est deux heures et demi de train pour arriver à Bruxelles-Midi, d’où on prend (après une bonne demi heure de recherche parce que personne ne savait où se trouvait le check-in d’AirFrance à la gare) un Thalys vers Paris-Charles de Gaules. En arrivant il suffit de faire une heure de queue pour se débarrasser de notre bagage, le double pour passer tous les contrôles et on peut embarquer.

L’avion est vieux, les places que nous avons si soigneusement choisis ont changé et nous ne sommes donc pas l’un à côté de l’autre. Une petite conversation avec des voisins et tout est réglé, mais nous sommes loin des fenêtres. Le vol est long et, sauf des films sur les écrans dans les couloirs, il n’y a rien à faire. C’est un soulagement d’atterrir à Mexico City. Mais une surprise : un orage. On change de terminal, en attendant notre vol nous regardons vite une expo sur la culture mexicaine empruntée au musée – très bon concept. Dans l’avion pour Guadalajara même Simon arrive à dormir, malgré la taille de l’avion et les turbulences. A l’arrivé on est très fatigués, et encore une surprise : une loterie. A gagner : un contrôle détaillé des bagages. C’était la première fois que je suis contente de ne jamais gagner aux jeux de hasard. Ça nous permet de sortir de l’aéroport vite et de chercher Joris. Deux messages sur la boite vocale et trois sms plus tard, il arrive dans la voiture empruntée à un collègue : il nous avais attendu en face de l’autre terminal. En rentrant chez lui, on passe récupérer sa copine qui vient de finir son travail dans un restaurant. Enfin on arrive à se coucher sur un matelas par terre mais nous n’avons pas besoin de plus pour être heureux. On s’endort vers 2h du matin de l’heure mexicaine, je n’ai pas de force pour compter quelle heure il est en France. Dodo.

Jour 1

31/07/2011

Nous sommes réveillés dans la matinée bien reposés, et nous avons dit bonjour à nos quatre autres compagnons du voyage, qui sont arrivés un jour avant nous : David, Julien, Ludo et Morgane. Joris nous avait fait un petit déjeuner typiquement mexicaine : omelette avec frijoles (sorte de haricots). Ce n’était pas au goût des français.

Comme les autres avaient une journée d’avance, ils avaient déjà visité Guadalajara. Tant pis, on doit jeter un œil à droite et à gauche pour se donner une image de la ville. Aujourd’hui au programme : la visite de Tequila et quelques distilleries de cette boisson originaire de Jalisco. Nous prenons deux taxis pour arriver au point de départ de notre bus. Oui, nous partons pour une excursion organisée, mais pas n’importe laquelle. Le bus est plein des touristes mais tous viennent de différentes régions du Mexique. Apparemment Guadalajara est très touristique mais pas pour les étrangers mais les mexicains. Tant mieux !

Pendant 30 minutes de voyage nous passons par Guadalajara, nous voyons le nouveau stade de foot, et nous écoutons notre guide qui n’arrête pas de parler et de raconter des blagues, que l’on comprend à peine. Premier arrêt : un champ d’agave : une plante à partir de laquelle on fait de la tequila. La plantation est d’un bleu magnifique et s’étend jusqu’à l’horizon. Et c’est infesté des mouches et de moustiques. Sur place on a droit à une présentation de comment se coupe l’agave et comment on arrive à bien sortir le cœur de la plante. Après c’est le temps de prendre quelques photos avec le jimador qui nous avait montré tout ça : Antonio. Nous ne pourrions pas trouver quelqu’un de plus typique si nous avions cherché.

Nous rentrons dans le bus, il fait chaud, mais au moins nous sommes libérés des moustiques. Nous arrivons à Tequila, un joli village, qui a un titre de « pueblo magico » – un village de charme. C’est un village de la taille d’une ville au Luxembourg. Ici le guide nous dépose en face de la distillerie de tequila avec les billets à la main et il nous laisse trois heures pour la visite et le déjeuner. Ce serait peut-être mieux de déjeuner avant avec toute cette tequila que nous avons bu pendant différentes dégustations à l’intérieur. En bref : je suis sûre maintenant que je n’aime pas la tequila, sauf peut être dans une Margarita. Nous sommes passés par la zone de production, appris sur les différents types de tequila et comment on les prépare et c’est parti pour trouver quelque chose à manger. Joris a choisi un restaurant dans une rue un peu décalée et nous avons commandé des spécialités mexicaines : tortillas, burittos et une tranche de viande séché, tous avec les indispensables frijoles.

De retour en bus, nous sommes fatigués de la chaleur, mais notre voyage n’est pas encore fini. On s’arrête pour une courte visite de la deuxième distillerie, où la tequila se prépare au rythme de la musique classique. J’ai reçu une petite bouteille de tequila vanille – pour les filles – de la part de Joris, Simon a vraiment des copains sympa. Ensuite on est rentré enfin a Guadalajara. Après un long moment pour trouver un taxi, on se pose dans l’appartement de Joris et on fait la connaissance de son colocataire, qui ne semble pas trop content d’avoir six personnes de plus qui dorment dans son séjour. On lui offre une bouteille de vin français pour le soudoyer. Le soir on part pour une petite balade en ville, dans la rue où il y a un grand marché aux puces et plein d’autres animations. Dans la rue à côte Joris a trouvé un stand avec des tacos et nous les avons mangés assis sur le bord du trottoir. Le seul problème : l’ognon ce n’était pas vraiment de l’ognon mais quelque chose très, très piquant. Heureusement le coca ne coutait pas trop cher. Après tout cela nous sommes rentrés et, après un peu de discussions, endormis.

Jour 2

01/08/2011

Nous nous sommes réveillés dans le séjour de Joris, notre endroit habituel maintenant. Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit déjeuner, nous sommes vite partis trouver un bus qui nous amène à Tonala – un village à côte de Guadalajara, qui est connu pour ses produits artisanaux vendus sur le marché. D’abord, il faut trouver le bus malgré le fait qu’il n’y ai pas les arrêts d’indiqués. Joris nous amène à deux rues de chez lui, nous attendons quelques minutes, il fait un signe avec sa main et voilà, le bus s’arrête. Il faut être local pour le trouver. Nous descendons environs 20 minutes plus tard et nous plongeons tout de suite dans le labyrinthe des stands avec tous les produit qu’on peut imaginer : des objets de céramique populaire, des bijoux, des vêtements, des souvenirs pour les touristes, des produits alimentaires, et beaucoup plus. Pendant ce temps, nous avons commencé à avoir faim et Joris nous as trouvé notre petit déjeuner : « torta ahogada » – un type de sandwich avec une saucisse plongé dans une sauce tomate piquante, servi directement d’un stand dans la rue et mangé sur les chaises de bar en plein passage. Pas tout le monde se régalait.

Avec des estomacs plus ou moins pleins, nous continuons à découvrir le marché. Quelques un achètent des souvenirs, moi je trouve un vendeur de lait de noix de coco qui fait un petit trou dans la noix pour mettre une paille et voilà – j’ai ma boisson très rafraichissante dans une tasse peu typique. Après, nous prenons encore un bus pour aller à une autre ville : Tlaquepaque. Nous rigolons bien avant de se rappeler ce nom bizarre. Là aussi il y a des produits artisanaux et d’art, mais dans une ambiance beaucoup plus classe. Il y a des magasins entourés de sculptures et de fleurs, et dans les rues il y a plein d’animation. L’avenue qui amène au centre ville est fermée pour les voitures (car c’est dimanche) et tout le monde se ballade tranquillement à pied ou à vélo. Sur place nous trouvons un monsieur qui, en échange de quelques pesos, nous demande de nous tenir les mains et il fait de nous un circuit électrique. Joris apprécia. Ça nous a pris un moment avant de trouver un bus de retour pour Guadalajara, mais on y est arrivé.

C’est le temps de se changer vite et de partir pour une party – barbecue chez des amis de Joris. Ils habitent pas trop loin alors nous partons à pied. Après une demi-heure de marche nous sommes arrivés : c’est un type d’immeuble qu’on peut trouver un peu partout, mais ses amis habitent au dernier étage, avec une grande terrasse et une vue superbe sur la ville. Ils sont très sympa, nous les aidons un peu à préparer les choses à manger. Pendant ce temps tous les autres invités arrivent. Nous allons sur la terrasse, allumons le barbecue et c’est partie pour une féérie de saucisses, oignions grillés, salades et un fruit qu’ils appellent « tuna » qui était délicieux (et qui est représenté sur le drapeau mexicain). Nous discutons et rigolons avec les amis de Joris, nous buvons de la bière et, à la fin de la soirée, nous jouons à Guitar Hero (dans lequel je suis nulle) et nous pratiquons notre espagnol (que je mélange avec le français beaucoup trop souvent). C’est une soirée « de puta madre », mais le temps de partir arrive vite. Nous rentrons chez Joris en voiture avec ses amis, nous faisons les valises et c’est parti pour trouver un taxi qui nous amène à la gare de bus. Cette nuit nous partons pour Mexico. Ça va nous manquer Guadalajara, mais pour nous c’est le temps de continuer notre voyage et pour Joris de rentrer travailler demain. Le bus est pas mal et nous nous préparons pour une nuit en espérant que demain nous serons en forme pour encore une journée bien chargée.

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