Chiapas

Jour 5

04/08/2010

Nous nous sommes réveillés tôt car aujourd’hui nous prenons un avion pour aller à Tuxla et rejoindre les autres. Nous montons vite sur le toit de l’auberge où nous attends un petit déjeuner avec une vue magnifique sur la ville au levé du soleil. Après, nous faisons vite les valises et nous prenons le métro pour aller à l’aéroport. Ce n’est pas loin de la ville alors nous arrivons assez vite. Nous avons un peu de problème à trouver le bon check-in mais une fois fait, nous rentrons dans la file d’attente qui a l’air infini. Après des minutes qui nous paraissent des heures, nous pouvons enfin nous débarrasser de notre bagage et chercher quelque chose à boire. Le voyage en avion se passe bien, nous discutons un peu avec un voisin et nous essayons de manger des chips très piquantes et des cacahuètes au goût de citron – des spécialités d’avion mexicain. A l’arrivée, tout le paysage a changé. Maintenant nous sommes sur une prairie verte, ça change. Nous n’avons pas d’autre choix que de prendre un taxi pour arriver à Chiapa del Corzo – un endroit où nous allons rencontrer nos compagnons de voyage. Le chauffeur est très sympa et nous discutons avec lui en espagnol.

En arrivant nous n’avons pas besoin de chercher longtemps pour trouver les autres – en sortant du taxi nous tombons directement sur eux. Nous prenons juste un petit pain dans une épicerie à côté. Nous suivons Ludo dans une agence de voyage qu’ils ont trouvé en nous attendant, là nous déposons nos sacs et nous prenons un minibus pour un embarcadère de bateaux. Nous allons en prendre un pour une escapade dans le Canon del Sumidero. Sur place il y déjà quelques personnes. Nous attendons 10 minutes pour l’arrivée de deux autres personnes et nous pouvons prendre un bateau. Notre capitaine aime bien aller vite, peut être qu’il préfère juste faire peur aux touristes. A l’entrée du Parc National il doit ralentir est nous avons la possibilité de profiter de la vue. D’abord nous ne voyons pas le canon, mais bientôt les collines se rapprochent et s’agrandissent – nous rentrons dans des vraies gorges. A ce moment nous recevons les premières gouttes de la pluie. Nous espérons que c’est juste temporaire mais la pluie commence à taper très fort et notre capitaine nous donne une grande bâche bleu qui couvre le bateau entier (il faut que nous le tenions bien). Nous essayons de regarder les paysages quand même mais toute la pluie dans les yeux, et à une grande vitesse ça fait mal! Nous nous arrêtons quelques fois pour mieux regarder les roches, une cave avec des images saintes ou encore une formation rocheuse qu’ils appellent un arbre de Noël.

Apparemment nous avons la chance d’être là dans une saison humide car elle se présente mieux avec des cascades d’eau. Super. Nous arrivons dans un lac artificiel créé par un barrage sur la rivière. Là – un miracle : le soleil sort de derrière les nuages. Nous en profitons pour nous sécher un peu mais quand nous repartons par le même chemin, la pluie nous rattrape. Tout juste nous sortons du Parc que nous apercevons un crocodile qui se reposait sur le bord de la rivière. Il n’est pas facile à voir car il est marron sur la plage de boue et dans la rivière couleur boue. Après nous essayons de nous sécher (nous sommes aussi mouillés que si nous avions nagé dans la rivière) nous partons pour la ville de Chiapa pour prendre un bus qui nous amène à Tuxla et puis un autre pour San Cristobal de las Casas. En arrivons dans cette ville maya nous changeons de paysage encore une fois. Cette fois nous nous retrouvons dans les montagnes, la ville est situe sur le plateau et limitée par des collines autour. Deux d’entre eux ont des églises au sommet. Partout il y a des femmes maya dans leur tenues noirs brodées avec des motifs colorés. Nous retrouvons notre auberge, qui est un peut crade. Les propriétaires sont français mais la personne qui nous accueille est mexicain qui évidement n’aime pas trop les étrangers. Tant pis, il a choisi un mauvais boulot. Nous partons pour une rapide promenade et, après, à manger. Nous allons nous coucher sous des couvertures qui probablement n’était jamais lavés, mais tant pis car ici, à cette altitude, il fait vraiment froid la nuit.

Jour 6

5.08.2010

Nous nous réveillons le matin mais je prends mon temps pour sortir du lit car il fait froid dehors comme dans la salle de bains. Mais mon tour de prendre la douche arrive et je n’ai pas le choix. Nous nous habillons bien, nous mangeons un petit déjeuner acheté dans une épicerie à côté et nous partons pour visiter la ville. Nous plongeons dans des ruelles bordés de bâtiments typiques.

Nous cherchons un marché alimentaire mais nous avons du mal à le trouver et nous finissons sur un marché local avec des culottes et des DVD piratés. Les visages des hommes et des femmes sont ici très différents qu’à Mexico où même Tuxla, et ils sont souvent habillés dans des vêtements traditionnels. Sans doute, nous sommes au cœur des Chiapas – un pays maya. Après consultations des guides nous retrouvons le marché, mais ça pue un peu là bas. Nous faisons un tour de stands avec des poissons, fruits rangés en pyramides et d’autre types de nourriture dont je ne connais même pas le nom. En nous baladant dans la ville nous trouvons aussi un magasin avec des textiles maya faits main par les femmes des villages autour. Il y a trop de jolies choses pour sortir vite de là-bas. Finallement j’ai acheté un tapis de laine avec des motifs traditionnels et David une chemise pour sa copine. Pas loin de là nous trouvons un marché à côté de l’église où les femmes maya vendent des choses plus touristiques mais moins chères. Je ne peux pas laisser derrière moi des peluches faites main et j’en achète trois : pour Gosia, Hugo et Nayel : une tortue très tordue, un crocodile et une grenouille. Ils sont trop mignons.

Chargés de nos achats nous repartons pour visiter les deux églises sur les collines. La première est décorée avec des petits drapeaux dans différentes couleurs. Il nous est très difficile de monter les marches qui nous y amènent, nous ne sommes pas habitués à l’altitude. Après la deuxième église nous sommes crevés et nous cherchons quelque chose à manger. Maintenant tout le monde est habitué à manger à la mexicaine. Ensuite, pressés par Ludo, nous partons pour prendre un bus pour Palenque. Nous arrivons à la gare 40 minutes en avance et nous attendons dedans car il commence à pleuvoir. Le bus arrive avec un petit retard et nous y montons. Le voyage offre des vues magnifiques, mais malheureusement la pluie cache beaucoup et, encore pire, ralentis le bus, qui même par beau temps prend 5 heures pour traverser des routes sinueuses de 200 km qui nous séparent de Palenque.

Nous arrivons avec 2 heures de retard, il est presque minuit. Et il pleut et de ce type de pluie que je n’ai jamais vu avant. On dirai un mur de pluie. Nous n’avons pas d’autre choix que de prendre un taxi vite. Il nous amène à travers l’orage, nous ne voyons pas même le côté de la route. Il nous dépose dans la jungle en disant que l’hôtel est à 50 mètres. Nous trouvons un restaurant avec de la salsa, ouvert et couvert seulement avec une toiture de feuilles. C’est sympa et l’ambiance nous réchauffe un peu. Le serveur téléphone à une personne responsable de notre hôtel ou plutôt des cabanes dans la jungle. Il arrive une demi-heure plus tard et il nous amène d’abord à la chambre de David et Julien. Là, nous lui demandons de nous réserver une excursion pour la frontière guatémaltèque pour demain, car il n’y a pas d’autre moyen d’y aller et c’est trop tard pour que nous puissions nous arranger avec une agence de voyage local. Il téléphone à quelqu’un et tout est arrangé. Chacun repart pour sa propre cabane (Ludo et Morgane sont au premier étage de la même grande cabane de 4 suites que nous). Notre chambre est immense, elle a une table à manger et une cuisine. Dans la salle de bain nous retrouvons des colocataires : des araignées et des lézards. Mais, bizarrement, les moustiques n’y rentrent pas. Nous prenons une douche et nous nous débarrassons de vêtements mouillés. Comme le voyage demain commence à 5h30 du matin et c’est déjà après minuit, nous allons nous coucher tout de suite, mais avec tous les bruits de la jungle et, surtout, avec la chanson de la pluie dehors, nous ne pouvons pas nous endormir. C’est comme ça que notre première nuit se passe dans la jungle.

Jour 7

6.08.2010

Nous nous réveillons à 5h00 ou peut être nous nous ne sommes pas endormis du tout. Bizarrement nous ne sommes pas aussi fatigués que nous pouvions l’imaginer. Hier nous avions dit que nous allons nous rencontrer chez David et Julien et nous y arrivons une dizaine de minutes en avance. Les gars sont presque prêts. Nous attendons Ludo et Morgane, mais ils n’arrivent pas. Comme l’heure du rendez-vous approche, il y a quelqu’un qui va les chercher. Apparemment ils sont décidés à ne pas partir, alors nous allons chercher le bus sans eux. Après un moment pour trouver comment fermer la porte de la cabane.

En arrivant il y a déjà quelques personnes qui attendent aussi. Ça nous assure car l’arrangement d’hier était fait à l’arrache. Le minibus arrive 10 minutes en retard et nous y rentrons avec quelques autres personnes. Même s’il est très tôt nous ne pouvons pas nous endormir. Il y a tellement de choses à regarder. La journée se lève et nous nous arrêtons dans une cabane à côté de la route pour prendre un petit déjeuner. J’ai pensé que pour le prix de l’excursion nous aurions droit à un petit snack, mais ce qui nous attend est un buffet continental-mexicain (sucré ou salé, au choix) avec des jus pressés de fruits locaux et deux perroquets qui nous regardent manger. Une demi-heure après nous rentrons dans un minibus et nous continuons notre voyage à travers la campagne vers Frontera Corozal, un village au bord de la rivière Usumacinta qui fait la frontière avec Guatemala. Là nous prenons une lancha, un type de bateau avec un moteur, assez étroit, pour arriver à un site maya : Yaxichilan.Il est accessible seulement par la rivière et il faut 30 minutes pour y aller. Nous en profitons pour regarder les paysages et les gens à l’autre bord, au Guatemala.

Enfin, nous arrivons à un petit embarcadère à l’entrée du site. Il fait chaud et humide. Autour de nous il y un mur de forêt tropical, immobile mais plein de bruit. Nous entendons des bruits d’animaux et un chœur d’insectes qui faisaient un bruit très, très fort ressemblant à une scie mécanique. La terre glisse avec la pluie mais aujourd’hui nous avons de la chance : il y a du soleil. Il n’y a pas beaucoup de monde et nous nous baladons entre les arbres énormes et les ruines d’une ville ancienne. Nous grimpons les pyramides et admirons les sculptures. A un moment David aperçoit un toucan sur la branche de l’arbre lointain. Du haut de la colline nous pouvons voir les montagnes du Guatemala étendues sur l’horizon. L’heure et demi que notre guide nous avait donné est à peine suffisante pour visiter ce site. Un peu en retard (à cause de l’escalade de la colline, l’air humide n’aide pas aux exercices) nous arrivons à l’embarcadère et nous prenons un bateau de retour à Frontera Corozal.

Une fois là-bas nous prenons un déjeuner à l’ombre d’un grand toit fait de feuilles de palmiers, dans un jardin de fleurs exotiques. Après nous rentrons dans un minibus pour rejoindre l’autre site maya : Bonampak. A un moment nous sortons de la route pour prendre un chemin dans la forêt. Ces ruines sont aussi cachées dans la jungle. Elles sont moins impressionnantes que Yaxichilan, aussi plus arrangées et plus petites. Nous sommes déjà fatigués avec la chaleur et l’humidité alors nous montons vite les escaliers de la pyramide (seul vestige visible) et nous regardons les peintures murales qui sont très bien préservées (elles font le renommée du site).

Le temps restant nous le passons à l’ombre et à regarder le peuple indien de Lancaja. Ils sont tous habillés dans des tuniques blanches et ils portent des cheveux longs. Il est difficile de reconnaître les femmes des hommes. Ils gèrent le site et ils ont quelques boutiques à l’entrée. Enfin nous rentrons dans le minibus pour la dernière fois et nous rentrons à Palenque. Nous retrouvons Ludo et Morgane et nous dinons ensemble. Nous nous couchons et cette fois nous n’avons pas de problème pour nous endormir.

Jour 8

7.08.2010

Nous nous réveillons le matin et nous nous préparons à quitter nos cabanes. Nous rencontrons les autres et nous laissons nos sacs à dos à la réception à l’entrée. Ensuite nous prenons un minibus d’un tour organisé pour aller à l’entrée du site maya qui se trouve à quelques kilomètres d’ici – Palenque. Nous arrivons là juste avant l’ouverture, le temps pour nous mettre dans une file d’attente et chercher quelque chose à manger et à boire (au prix bien élevés). Il y a déjà beaucoup de monde, et apparemment après c’est encore pire. Ça change d’hier, ce n’est pas la même jungle sauvage qu’à la frontière guatémaltèque.

Enfin nous rentrons à l’intérieur du site et nous pouvons commencer la visite. Dans la lumière matinale les ruines se présentent magnifiquement, les bruits des insectes et la chaleur montant de la jungle qui se lève sont aussi superbes. Mais l’effet est gâché par la foule de touristes qui arrive et les vendeurs des souvenirs kitch qui commencent à sortir, sur les couvertures mise par terre, l’arsenal de souvenirs kitch. Nous accélérons pour passer à coté d’eux avant qu’ils ne s’installent pour de bon. Nous nous retrouvons dans une cour flanquée de trois côté par des pyramides. Nous les montons et nous admirons la vue du site. Sur les arbres à côté nous retrouvons des singes hurleurs et je ne peux pas arrêter de les photographier. Après, nous descendons pour nous balader entre les autres ruines.

Nous passons par une série de cascades très charmante. A la fin de la visite nous entrons dans un musée qui explique l’histoire de la ville de Palenque, des traditions maya etc. et expose les glyphes et sculptures trouvés sur place. C’est sympa, bien fait et climatisé.

Après les visites obligatoires de David aux toilettes, nous cherchons notre minibus sur le parking du site. Il n’y en a pas encore alors nous nous mettons au bord du trottoir à l’ombre et nous attendons. Vingt minutes plus tard il arrive enfin et nous pouvons partir pour la deuxième partie de l’excursion : à une chute d’eau Misol-Ha et aux cascades Agua Azul. Ludo et Morgane étaient là déjà hier, mais ils vont les voir une deuxième fois. Après une demi-heure nous arrivons à la première. Nous portons un maillot de bain chacun parce que la chute envoie de l’eau partout. Nous arrivons derrière la cascade mais j’ai pris l’appareil photo trop loin et il arrête à fonctionner. C’est un problème, car j’aime bien prendre des photos et notre voyage est loin d’être fini.

Ensuite nous nous séchons au soleil et nous débarquons dans le bus. Le prochain arrêt : les cascades. Ils se situent dans un « parc naturel » qui a plutôt l’allure d’un parc municipal avec des poubelle par terre, les boutiques vendant les souvenirs « made in China » et des fast-food. Il y a plein de monde partout et je ne me sens pas du tout dans la nature. En plus, les cascades dont le nom vient de leur couleur habituel : turquoise vive en temps normal, mais à cause de la pluie elles sont juste marrons. Una Agua Café. Je suis assez déçu, mais nous continuons le chemin vers le haut des cascades, après nous descendons et nous cherchons à manger au parking à l’entrée.

Ensuite nous rentrons à Palenque, nous retrouvons nos bagages et nous partons à la recherche des douches, car ici ce n’est pas possible d’être sec même une seconde avec la chaleur, l’humidité et la sueur. Ce sont des douches très rudimentaires, mais ça nous rafraichi avant le voyage de ce soir pour Mérida. Le temps restant jusqu’à l’heure de départ de notre bus nous le passons au restaurant, là où nous avons attendu nos chambres la première soirée ici. Ensuite nous commandons des taxis, qui arrivent, comme d’habitude, un peu en retard. Ludo est tout paniqué à l’idée de louper le bus, mais pour finir nous arriverons 15 minutes avant le départ et le bus n’est même pas affiché sur les panneaux. Enfin nous nous installons à l’intérieur et nous nous préparons pour une longue nuit sur la route. Ça me prend un moment avant de m’endormir enfin.

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