Deux régions isolées : Damaland et Kaokoland

Avant le départ, nous cherchons le distributeur pour retirer des dollars namibiens pour la suite de notre voyage. Ufff… Ça marche! Les coups de téléphone à la banque de la première journée ont donné des résultats et maintenant nous pouvons continuer en toute tranquillité. Nous roulons à travers la Skeleton Coast. Le paysage est assez dépriment. Les guides disent que c’est un endroit sauvage et solitaire mais avec la brume épaisse matinale, grisailles et le vent froid pour nous c’est carrément morbide. En plus, nous n’avons pas vérifié les horaires d’ouverture du parc vers lequel nous nous dirigeons et il apparaît qu’il ouvre seulement dans 1h30. Bon, c’est trop tard pour la grasse mat alors nous prenons un café/thé dans un restaurant de l’hôtel à côté de la réserve. Ça fait du bien de se réchauffer et, ravitaillés, nous partons en avance vers la porte de Cape Cross Seal Reserve – bon choix car ils ont déjà ouverts. En se baladant sur des passerelles nous regardons la masse inimaginable de phoques. Il faut dire que l’odeur et le bruit est aussi impressionnant. Les phoques en réalité n’ont rien d’un animal inoffensif alors nous sommes contents d’être séparés par la passerelle. Il y a des milliers d’animaux ici : sur les roches, dans la mer et sur le sable.


Puis nous partons vers Damaland, et avec chaque kilomètre passé le temps s’éclaircit. Nous passons devant un tournage de film hollywodien (Mad Max?) et après trois heures de route nous arrivons à Brandberg et nous prenons la route dans les montagnes avec un guide obligatoire. Il est d’ici et pendant 1h30 de marche aller-retour il nous raconte l’histoire et les traditions du peuple Damara auquel il appartient, de la nature, des paysages, et des peintures rupestres bien sûr avec la célèbre White Lady. Ce sont eux qui font l’attrait principal du lieu et c’est génial de pouvoir les voir encore ici et dans ce cadre somptueux. Nous revenons un peu fatigués, car malgré ces claquettes, notre guide saute entre les rochers à une vitesse difficile à suivre. Il nous parle un peu dans la langue Damara qui est assez drôle car uniquement constitués de claquements de langue.


Nous continuons jusqu’à Twyfelfontein et nous sommes contents d’arriver car à cause du mauvais état de la route, nous avons perdu beaucoup de temps et nous arrivons au camping juste avant le coucher du soleil. Le lendemain, nous enchainons avec la visite des gravures rupestres à Twyfelfontain, aussi avec une guide et aussi avec des explications intéressantes.


Puis nous prenons la route vers Opuwo, qui est longue (6h) et, les paysages à part, ne propose pas beaucoup d’attractions. Nous traversons notre première barrière vétérinaire à Palmwag (et la plus sérieuse même s’ils ne prennent rien dans ce sens) et tout de suite nous tombons sur nos premièrs zèbres, puis sur des girafes. Les heures suivantes ne nous offrent pas grand chose à voir, même pas une voiture. Nous décidons de ne pas nous arrêter aux sources chaudes de Warmquelle pour un soucis de temps. Vers la fin d’après-midi nous apercevons un peu d’activité au bord de la route et quelques villages Himba.


Arrivés au camping qui paraît d’être complétement vide, nous nous renseignons chez le gérant sur le super-marché et où mieux arranger une visite dans un village Himba pour demain. Il nous propose d’être notre guide et, après une bref réflexion, nous acceptons. La ville de Opuwo est unique, il y a ici de tout : des Himbas pied nus, des femmes habillés en robes généreuses, des gens occidentaux – un vrai mélange de cultures. Au super-marché nous achetons de la viande pour ce soir sachant que demain nous traversons une barrière vétérinaire et ça ne sert à rien d’en acheter plus, et nous achetons des cadeaux pour le village : du maïs, du riz et quelques cahiers pour les enfants.


Le lendemain, nous partons avec notre guide Edison vers le village qui se trouve à environs 30 minutes de Opuwo. Marta a une place privilégiée dans le coffre car la voiture dispose seulement de deux places. En arrivant, Edison va seul demander si nous pouvons entrer et nous l’attendons à l’entrée du village. Ils sont d’accord et nous sommes donc introduits à la femme du chef du village. Assis avec elle autour de feu (c’est l’heure de petit-déjeuner), nous discutons grâce à notre traducteur. Après un moments les autres femmes arrivent avec leurs enfants. Les hommes, à part un vieillard, sont au travail en dehors du village. Plusieurs enfants sont aussi partis pour l’école à Opuwo et ils rentrent seulement une fois par mois. La visite se poursuivi de manière très agréable et, malgré les craintes de Marta, il n’y a pas eu beaucoup de moments inconfortables, notamment grâce à notre guide. Nous découvrons leurs mode de vie et discutons un peu avec tout le monde. Nous allons chercher les cadeaux et eux, sortent des bracelets etc. Nous en achetons quelques uns et puis nous rentrons à Opuwo et remercions Edison pour cette rencontre unique.


Puis la route nous amène à Kamenjab où un couple d’agriculteurs a décidé d’adopter trois guépards comme chats de compagnie. C’est assez sympa de voir ces grands félins de si près et de regarder comment les autres, plus sauvages, sont nourris. Apparemment nos hôtes récupèrent les guépards attrapés par d’autres agriculteurs qui les auraient tué autrement.

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