Chobe : la Patrouille des Eléphants

Alors, le fameux Chobe Riverfront. Nous partons à la découverte, mais nous ne sommes pas sûrs de pouvoir y entrer car apparemment à partir du début de cette année les places sont limités et les touristes individuels ne peuvent entrer que dans des horaires bien précis. Suivant les conseils de notre hôte, nous partons un peu plus tard (il nous a informé la veille que le matin il fait trop froid pour les animaux). Après un petit détour par l’aéroport et des chemins de forêt grâce à notre cher GPS, nous arrivons à l’entrée vers 8h00. Nous sommes bien accueillis et nous rentrons sans aucun problème. Super! Le parc ne ressemble pas du tout à Etosha, les routes sont beaucoup moins praticables et le mode 4×4 de notre voiture est souvent utile. Par contre nous sommes déçues par le nombre d’animaux. Il y a quelques hippos, buffalos, éléphants et antilopes mais pas en grand nombre et plutôt loin. Le midi arrive et nous décidons de revenir lentement vers Kasane – si maintenant il ne fait pas assez chaud pour que les animaux sortent, aujourd’hui nous ne verrons pas plus. C’est dommage car Riverfront est connue pour le nombre d’animaux, notamment les éléphants qui vivent au bord de la rivière. Il doivent bien quelque part car tous les arbres sont cassés, une vrai catastrophe pour le forêt.

En espérant que la ballade en bateau sera plus riche en vis sauvage, nous nous dirigeons vers le centre de Kasane. Nous arrivons au The Old House avec un petit peu de retard mais heureusement nous ne sommes pas les derniers. Le bateau est en effet sympa, il y a seulement une dizaine des passagers alors nous sommes assis près au bord et notre capitaine, Innocent, a un grand savoir sur l’écosystème et les animaux que l’on peut trouver ici. Les trois heures de ballade se passent principalement autour de l’île Sedudu qui était la cause d’un conflit territorial entre le Botswana et la Namibia. Ce qui est étrange car ce n’est même pas une île, plutôt des marais inhabitables. Pour les hommes bien sûr, mais l’île et ses alentours sont très riche en vie animalière grâce aux herbes disponibles en grand quantité toute l’année. Nous avons la chance de voir une famille d’éléphantes traverser la rivière vers l’île, des crocodiles, lézards, hippopotames, éléphants, buffalos et une multitude d’oiseaux et autres animaux. Et toujours avec des explications intéressantes de notre guide.

Nous rentrons vers le port au coucher du soleil. Au début nous avons hésité si ça valait le coût de faire cette ballade en plus de la visite dans le parc, mais au final nous sommes très contents de l’avoir fait, surtout que la visite matinale au bord de la rivière était un peu décevante.

Bon, le coucher de soleil c’était bien beau à regarder, mais nous ne campons pas à Kasane et il faut revenir vers le camping de nuit. Tous les guides disent qu’il ne faut pas rouler au Botswana de nuit et nous sommes bien d’accord. Les routes ne sont pas éclairées du tout, ses bords sont boisés et le nombre d’animaux (domestiques et sauvages) que nous apercevons dans les phares de la voiture – énorme. Nous sommes très contents d’arriver enfin sur le camping.

Le lendemain, nous utilisons la journée gagnée sur itinéraire pour visiter les Victoria Falls. Nous optons pour la côté zambienne des chutes car il paraît que dans notre cas (visite spontanée, sans préparation quelconque) ça sera plus facile. Nous laissons notre voiture, non sans crainte, au poste frontière Botswana-Zambie et nous prenons un ferry pour traverser la rivière Chobe. De la côté zambienne la situation est plus compliquée. La visa doit être payée soit en kwacha, soit en dollar américain. Et nous n’avons ni l’un ni l’autre. Le douanier nous conseille de sortir de la zone frontière (sans visa ni aucun tampon!) et aller voir le bureau de change. Mais zut, il est fermé et nous sommes vite entourés par des gars qui font du marché noir de devise. Comme nous ne connaissons pas le vrai cours de change et ne sommes pas sûrs de la provenance de ces billets, nous revenons vers l’agent de frontière. Il sort avec nous, s’arrange avec un des gars et nous payons pour des dollars en pulas. Le plus important est que nous avons nos visas et quelques kwachas échangés dans le même temps. Nous prenons un taxi partagé avec deux autres Zambiens et nous partons vers Livingstone, à un peu près 70km d’ici. La voiture a des kilométrés au compteur mais elle nous amène à une vitesse folle au centre-ville. De là nous prenons un bus collectif vers les chutes. Les dames rencontrées dans le bus nous montrent le chemin car l’arrêt n’est pas tout près de l’entrée du parc.

A la première vue des chutes, nous sommes émerveillés par cette splendeur naturelle. La côte zambienne est plus courte que la côte zimbabwéenne mais déjà c’est impressionnant. La visite se poursuit avec une balade vers le bas de la rivière, sur l’autre côté de la falaise et sur les cataractes.

Après quelques heures c’est le temps de partir et nous reprenons un bus collectif, qui prend du temps à se remplir, vers le centre ville. De là, encore un taxi partagé nous amène à Kazangula, la frontière. En route le chauffeur essaie d’acheter du diesel, mais sans succès. Apparemment il y une pénurie dans tout le pays. Au bord de la route les gens avec des géricane vendent du diesel au noir.

Puis nous ré-traversons la frontière et nous retrouvons notre voiture saine et sauve. Sur le camping, nous prenons une bière sur la terrasse avec une vue sur une centaine d’éléphants. Y’a-t-il meilleur endroit pour prendre un apéro?

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